« Celui à qui l’on a vendu l’austérité et qui constate une dégradation des services publics se dit qu’on lui raconte des cracks » – Economens a interviewé P. Waechter

Philippe Waechter est directeur de la recherche économique chez Natixis Asset Management. Économiste de formation, il enseigne également à l’ENS Cachan ; il s’intéresse dans ses articles aux dynamiques macroéconomiques de l’emploi et des revenus.

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Pour ce dernier article avant la pause estivale, Nicolas Krakovitch et Linus Bleistein, élèves au département d’économie de l’ENS Ulm, l’ont rencontré le 6 juillet 2017 dans les locaux de Natixis du XIIIe arrondissement (Paris), pour discuter de la crise populiste, de sa vision de l’économie et du métier de chercheur en banque.

Nicolas Krakovitch et Linus Bleistein : M. Waechter, bonjour ! En Europe, la politique menée aux États-Unis par Donald Trump suscite de nombreuses incompréhensions. Paul Krugman est d’avis que les républicains ont abdiqué toute forme de rationalité politique et économique. Avant, ils fondaient une politique sur le trickle down, la libéralisation des marchés ; aujourd’hui, ils veulent simplement détruire ce que les démocrates ont fait. Souscrivez-vous à cette analyse ?

Philippe Waechter : Oui. On est dans une situation qui est très particulière, avec le sentiment que les républicains sont prêts à supprimer Obamacare principalement pour redistribuer des revenus vers les plus riches : les économies permises par la suppression d’Obamacare devant financer la baisse d’impots très inégalitaire du programme de Donald Trump. Les républicains indiquent que le plan développé et mis en œuvre par l’ancien président des USA n’est pas une bonne mesure de santé, mais ils n’ont cependant pas d’alternative crédible! Depuis 2010, ils critiquent Obamacare mais n’ont pas développé d’alternative solide durant tout ce temps. Le but du jeu est donc de répartir différemment les flux financiers et de favoriser les revenus les plus élevés.

Ils n’ont aucune vision macroéconomique, et c’est préoccupant. Nous avons besoin de voix sur ce sujet aux États Unis, comme Krugman, ou du moins d’experts qui s’emparent de ce sujet. Même au sein de l’administration les contrepouvoirs économiques sont réduits. Vous entendez parler aujourd’hui du Council Of Economic Advisors ? Avant, il y avait Tobin, Summers, Yellen, Stiglitz, etc, Aujourd’hui, on sait à peine qui y siège, et quel est leur pedigree. Aucun de ceux que l’on connaît n’a un potentiel de prix Nobel, alors que ça grouillait de potentiels prix Nobel auparavant.

Trump, comme le Pen, utilise la science économique et l’économie quand elle peut servir d’arme en politique. Sinon, elle n’est pas au cœur du processus de décision.

La vision de l’économie par Trump était très perceptible dans son discours d’intronisation. Pour lui, l’économie est un jeu à somme nulle. C’est pourquoi il veut rapatrier des emplois notamment dans l’industrie. En faisant cela, il espère obtenir le soutien de ceux qui ont été pénalisés par la montée en puissance des innovations et de la globalisation. Ce n’est pas fondé sur une analyse rigoureuse des évolutions constatées ces 30 dernières années. C’est extrêmement préoccupant car n’est pas spontanément le sens de l’histoire. Le risque est de voir naître des dissensions fortes puisque cela ressemble fort à un retour en arrière.

En outre, les prises de position du président américain favorise la fragmentation sociale, ethnique, et géographique des Etats-Unis. C’est une situation nouvelle et très risquée. Ce que je trouve fascinant aujourd’hui, c’est que la Californie peut dire sur la sécurité sociale en voulant mettre en œuvre un système spécifique parce que ce qui est fait à l’échelle fédérale lui apparait incertain et qu’elle ne veut pas prendre le risque pour ses habitants. L’État de New-York, la Californie et d’autres ont indiqué qu’en dépit de la sortie des accords de Paris sur le climat ils allaient continuer à les mettre en œuvre parce que le changement climatique est un enjeu qui va au-delà des USA. Barry Eichengreen écrivait récemment que Trump va vouloir rapidement limiter l’impact du 10e amendement [n.d.r.: qui préserve le pouvoir des États] face aux initiatives autonomistes des États.

Avec l’ensemble de ces éléments, on peut avoir le sentiment que les américains pouvaient vivre de façon homogène, tous tendus vers un objectif commun. Cela ne semble plus être le cas désormais puisque les politiques, volontairement, polarisent les situations créant les conditions pour une plus grande hétérogénéité entre les américains. Va-t-il être possible de maintenir une cohérence d’ensemble, avec une poussée forte de la population asiatique, hispanique mais aussi de la langue espagnole ? Cela va être fascinant. Je pense qu’aujourd’hui les républicains n’ont pas vraiment de modèle de développement en tête. C’est troublant.

Chez Trump demeure quand même un reste de référence à une économie managériale à l’ancienne. Mais chez les républicains, toute forme de projet a disparu – c’est en ça que notre époque politique diffère de celle de Reagan. Mais en même temps, les marchés n’ont jamais été aussi hauts. Comment l’expliquez vous ?

Aujourd’hui, on a une allocation des ressources financières qui n’est pas très cohérente avec la production réelle. Historiquement, les actifs américains, anglais avant eux, se revalorisaient parce que la dynamique économique était là aux Etats-Unis où au Royaume Uni précédemment. Aujourd’hui, lorsque vous regardez l’économie globale, son momentum est parti en Asie ! Cependant, un gérant de fonds n’ira pas investir massivement dans les pays émergents car les marchés y manquent de maturité et de profondeur. On est donc dans une logique de bulle sur le marché des actifs risqués puisqu’il y a dissociation entre le prix des actifs d’un pays ou d’une région et le lieu de la croissance réelle. Pour l’instant cela fonctionne et les investisseurs ont intérêt à maintenir leurs positions puisque celles-ci restent gagnantes : le meilleur positionnement, c’est de ne pas bouger puisque les marchés d’actions, notamment aux USA, continuent de progresser. La vraie question est de savoir quel est l’élément qui fera bouger la probabilité que, demain, les marchés changent de tendance ! En cela, tous les développements de l’économie américaine sont fascinants, tout comme ceux de l’économie asiatique et européenne. La zone euro est une zone de stabilité économique et est perçue comme telle. L’équilibre actuel des choses est peut-être en train de se modifier, en faveur de la zone euro. Cela va probablement se traduire par des phénomènes haussiers sur les marchés d’actifs européens. Mais quand le marché asiatique gagnera en maturité, on se dirigera vers un jeu à trois, entre l’Europe, l’Asie et les Etats-Unis.

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Cet ajustement ne risque-t-il pas d’être très brutal?  

C’est ce qui me préoccupe dans le discours des banques centrales. Mario Draghi [n.d.r.: directeur de la Banque Centrale européenne], Mark Carney [n.d.r.: directeur de la Banque d’Angleterre] ou encore Janet Yellen [n.d.r.: présidente de la Banque Centrale américaine] – tous suggèrent que la politique monétaire doit être normalisée à un horizon qui parait beaucoup plus court que ce qui avait été anticipé auparavant.

Il y a deux aspects importants ici, l’un est l’idée de la normalisation qui suggère que l’on revienne à une situation proche de l’avant crise de 2008. Rien ne permet d’imaginer cette convergence. L’autre aspect est la vitesse avec laquelle les banques centrales vont mettre en œuvre le changement de leur politique monétaire. Cela sera forcément plus lent que ce qui est imaginé par les investisseurs parce que l’économie ne va toujours pas très bien, en témoigne l’incapacité à engendrer des gains de productivité importants. Tant que le profil de la productivité ne sera pas plus élevé, il est difficile d’anticiper une politique monétaire plus restrictive. La productivité reste le meilleur thermomètre d’une économie et il ne dit rien de bon pour l’instant. Peut être que dans le futur, l’accumulation d’innovations permettra enfin de voir un changement radical mais ce n’est encore pas le cas aujourd’hui.

Il n’empêche qu’aujourd’hui le comportement de l’ensemble des investisseurs est conditionné par celui des banques centrales et un changement trop rapide et trop brutal de celui-ci serait dramatique pour l’ensemble des marchés financiers.

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De l’autre côté de la Manche, les Britanniques ont voté pour le Brexit. Est-ce que là aussi, on n’assiste pas un peu à une forme de déclin de l’analyse rationnelle des conséquences économiques d’un choix politique ?

Quand vous êtes à Birmingham, que vous accumulez les contrats zéro heure, vous vous dites : « mais qu’est ce que j’ai à perdre à voter la sortie de l’UE ? ». C’est un des ressorts du vote anglais car le développement économique britannique a été très hétérogène. Tous les anglais n’en ont pas bénéficié.

Quand on regarde le marché du travail anglais, il s’est développé notamment sur les contrats zéro heures, et l’auto-entreprenariat. L’auto-entrepreneuriat, c’est très bien, mais quand il est si massif – c’est une interprétation commune – il s’agit de gens qui ne trouvent pas d’emploi et qui décident de créer une auto-entreprise. Vous ne sortez pas les gens de la misère avec ça. Si vous êtes trader à Londres, la question ne se pose pas, mais si vous êtes à Nottingham, les perspectives économiques sont si médiocres que finalement…

Mais avec le Brexit, c’est encore pire ! Quand on examine la dynamique du marché du travail britannique, plus de 50% des jobs ont été créés pour des Européens non britanniques entre 2014 et 2016 : ce sont des gens qui travaillent notamment dans les salles de marchés, qui travaillent pour des startups. Ces gens-là ont de plus en plus le sentiment qu’on les pousse un peu dehors. C’est mauvais signe pour le Royaume Uni car il y a un risque de forte perte en capital humain. Or c’est là le ressort majeur de la croissance.

Ce qui est intéressant, est la décomposition du PIB par tête. Vous avez une trajectoire qui monte, mais pas de manière spectaculaire puisque le niveau de 2007 n’est retrouvé qu’en 2015. La décomposition de ce PIB par tête en productivité et heures travaillées par la population fait apparaitre deux tendances très marquées. Depuis 2007 la productivité stagne alors que le nombre d’heures travaillées augmente très rapidement. On a créé un nombre important d’emplois mais dans un cadre de productivité extensive et non pas intensive. Situation dont je ne suis pas sûr qu’elle soit très saine car elle ne permet pas de dégager un surplus et ainsi pas de marges de manœuvre pour éventuellement réorienter l’économie.

Si on a un choc externe, du commerce international par exemple via le Brexit et si la Banque d’Angleterre remonte ses taux, on risque le pire, car la situation des ménages s’est fortement dégradée depuis 3 trimestres avec notamment un repli spectaculaire du taux d’épargne au premier trimestre 2017: vous avez tous les éléments pour une récession historique. Celle-ci risque en plus d’avoir une dimension géographique et générationnelle particulièrement forte : le différentiel de revenu est tel entre les jeunes et les vieux (avec des espérances de revenus réduites pour les jeunes du fait du Brexit), entre Londres et le reste de l’Angleterre que les effets d’une récession risquent de se concentrer en particulier sur un type de population déjà fortement défavorisée. La dimension essentielle du Brexit est donc une dimension de politique intérieure. Des gens qualifiés vont partir et des travailleurs saisonniers de l’Est ne viendront plus ramasser les fraises pour Wimbledon…

A cela s’ajoute un possible renouveau européen porté par Macron et Merkel : les comparaisons avec la zone européenne vont être cruelles pour le Royaume-Uni.

Comment faire porter ce discours économique à cette Angleterre périphérique, ou cette France périphérique ? Il les concerne tout autant, après tout. Comment faire en sorte que les  économistes soient entendus comme étant au service de ces gens ?  

Sur l’Europe, toute la discussion autour du populisme, et du discours économique inaudible, est lié à des erreurs de politiques économiques, absolument considérables. Les politiques d’austérité ont été mises en place à la va-vite en 2012-2013. On a dit aux pays concernés :  “Vite, vite ! Réduisez les déficits publics, et une fois que ce sera fait, tout ira mieux !”. La tentative de réduction des déficits publics – car ils n’ont pas franchement été réduits – s’est traduite par des situations économiques totalement catastrophiques au Portugal, en Grèce, en Italie… Le seul pays qui s’en tire bien sur la période, c’est l’Allemagne. Pour une raison très simple. Ce n’est pas le fait qu’ils soient vertueux qui les a sortis d’affaire : les dynamiques chinoise et asiatique sont reparties vivement à la hausse, et le poids de l’Asie dans le commerce extérieur allemand a été suffisamment fort pour revenir dans la tendance de croissance antérieure. L’Allemagne n’est pas particulièrement vertueuse ! Elle a simplement eu la bonne idée de se concentrer sur l’export en direction de l’Asie pendant que les autres pays se préoccupaient uniquement de politiques de consommation. En Espagne, en Italie, le PIB par tête s’est dégradé de manière affolante durant cette longue crise. En Italie en Espagne, on n’a pas encore retrouvé le niveau de 2007 ; en France c’est de peu en 2016.

Donc vous avez des gens considérés comme des experts, la Commission européenne notamment, des économistes parfois de très bonne facture qui nous ont dit : “l’austérité c’est bien” et que cela se traduit par une long et douloureuse récession, il y a une incompréhension forte et durable. Celui a qui l’on a vendu l’austérité comme la recette miracle et qui constate une dégradation des services sociaux n’a plus envie de valider les choix politiques antérieurs. Le choix de Macron en France va être intéressant à suivre car il ne peut se permettre d’échouer.

Vous disiez que ce sont des erreurs de politiques économiques. Mais est-ce qu’il n’y a pas là un problème qui est que les économistes sont à la mauvaise place de notre société ? Keynes disait que les économistes sont au volant de nos sociétés, alors que leur place est sur la banquette arrière… Est-ce que le problème n’est pas là ?

Les économistes ne sont pas toujours audibles, pas toujours écoutés non plus mais ils restent plutôt loin du pouvoir en France.

Il est intéressant de ce point de vue d’observer que les économistes qui ont accompagné Macron dans sa campagne électorale et dans sa montée en puissance ne sont pas dans des postes de conseiller auprès du gouvernement. A l’exception de Marc Ferraci qui est conseiller au Ministère du Travail, tous sont repartis dans leurs emplois antérieurs. L’économie est au cœur des discussions actuelles, sur le marché du travail ou sur l’Europe, mais leur place n’est pas si proche que cela du pouvoir. Comment décider avec toutes les informations nécessaires si l’on écarte les spécialistes ?

Les économistes n’ont pas une place de choix dans les modèles de décisions, tout au moins en France et c’est dommage. Ceci n’a rien de corporatiste mais on se prive de spécialistes capables d’analyser un monde complexe et changeant.

La deuxième chose, c’est qu’on a souvent le sentiment que les économistes ne disent que des choses définitives. À la télé, on ne regarde que des extraits, des petites phrases, on ne voit jamais de débats entre économistes à la télé sauf évènements particuliers. C’est un genre qui n’existe pas. Quand les débats sont présentés, il y a un côté un peu caricatural. La science économique est présentée comme assénant des remèdes amers et souvent discutables puisque ceux qui en parlent ont des points de vue opposés. Cette mise en scène est systématique et le français qui écoute ne sait pas comment trancher car il n’a pas les outils pour le faire. Cela ne favorise pas la connaissance de l’économie en France et tout le monde peut le regretter. Les économistes doivent communiquer de façon plus simple et plus directe pour être au cœur du débat.

Il est nécessaire de donner des clés d’accès à tous pour que la discussion économique soit plus démocratique. Il y a cependant des efforts considérables qui sont fait en France et à l’étranger pour contribuer au débat. En français, le site Telos apporte des éléments importants et en langue anglaise le succès de Richard Baldwin depuis 10 ans sur VOX est à souligner. C’est par ce biais là, en incitant et en obligeant les gens à réfléchir, qu’on va y arriver à une vision plus démocratique de l’économie, pas en s’enfermant dans des constructions inaudibles en dehors des spécialistes.

Cette absence de débat a permis, sans coup férir, l’adoption des politiques d’austérité en zone Euro. Olli Rehn [Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires de 2010 à 2014]  et Barroso [Président de la Commission européenne de 2004 à 2014] ont fait référence au fameux papier de Reinhardt et Rogoff pour valider les politiques d’austérité [l’article montrait qu’une hausse de la dette au delà de 90% du PIB entraînait une chute massive de la croissance ; le papier a ensuite été rejeté pour des fautes méthodologiques grossières]  Tous ces éléments ont détérioré la situation des Européens en général, alors qu’on n’avait aucune obligation de mener ces politiques. On a tous fait de l’austérité, et la dette continue de progresser : c’est donc que ça n’a pas été efficace.

Les économistes ne se sont pas assez fait entendre à cette époque, pour dire que ce n’est pas la bonne voie. Erreurs considérables, qui ressemblent un peu à ce qui s’est produit aux États-Unis au début des années 30. Comment imaginer dans ces conditions que les populistes ne grandissent pas ? On a fait appel à des experts, et ça marche pas ? Les économistes ont commis une erreur en ne parlant pas assez fort.

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Un dernier mot sur votre métier et ses difficultés ? Comment peut-on concilier rigueur scientifique et lisibilité?

Ça s’appelle le talent ! Plus sérieusement, mon objectif, c’est que ma mère puisse me lire. C’est un difficile problème que celui de la lisibilité et de la clarté. Quand j’avais été embauché, le grand directeur m’avait demandé si j’avais écrit quelque chose. J’avais écrit avec Anne Lavigne un petit modèle de jeu à trois joueurs avec l’État, la Banque Centrale et les agents. Ce modèle était résolu par rétro-résolution. Ça a été publié. C’était en 1987, je crois. J’avais donc donné ce papier à ce directeur. Il me l’a rendu quelques jours plus tard avec un post-it : “je ne comprends rien”!  C’est pour cela qu’il faut être lisible à tout prix pour être compris. C’est notre challenge car nos lecteurs ne sont pas économistes mais ils ont besoin de notre information. C’est ce message qui est important.

Mais finalement, ce qui fait que le métier d’économiste dans une banque est probablement le métier le plus fascinant qui soit, c’est que l’on nous pose sans cesse la question: “qu’est-ce qui se passe demain ?”. C’est quand même la question la plus intéressante qui soit !

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Une réflexion sur “« Celui à qui l’on a vendu l’austérité et qui constate une dégradation des services publics se dit qu’on lui raconte des cracks » – Economens a interviewé P. Waechter

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